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Mystère à Montreux Chs 8 & 9

8 L’HOMME CHAUVE REPARAÎT
Ch8Paul Blake se couche. Il pense à la dernière phrase de l’Écossais : « Mêlez-vous de vos affaires ! » Conseil ou menace?

Mais Blake est fatigué. Cinq minutes plus tard il est sur le point de s’endormir quand il entend un murmure de voix.

Ce bruit semble venir de la chambre du professeur – – le numéro 33 – qui est exactement au-dessus de la chambre de
Blake. Qui rend visite au professeur à cette heure? Blake ne veut plus dormir. Il écoute. Le murmure de voix continue. Soudain une des voix s’élève :

« Non ! Non! Et non ! Je ne le ferai pas ! »

Tout de suite après il y a le bruit d’un corps qui tombe, puis c’est le silence. Blake met sa robe de chambre et monte vite vers la chambre du professeur. Dans l’escalier il rencontre Franz Richter qui descend.

«Vous avez entendu du bruit?» lui demande Blake. Richter regarde Blake dans les yeux.

« Je n’ai rien entendu », répond-il. Il allume une cigarette et continue à descendre. Blake monte et entre dans la chambre numéro 33. Voilà le professeur, étendu par terre. Il ouvre les yeux, puis lentement il porte la main à son front. Il voit Blake.

«Ce n’est rien », dit-il.
«Une simple défaillance. Donnez-moi de l’eau. »

Blake lui apporte un verre d’eau. Il l’aide à se relever et a s’asseoir dans un fauteuil.

« J’ai entendu des voix , dit Blake. « Puis je vous ai entendu tomber. Je suis monté tout de suite. »

«Vous l’avez donc vu? » demande le professeur.

« Qui ?» dit Blake.

«Bruno Kowaiski, l’homme chauve du restaurant. Il est venu me voir. »

«Je ne l’ai pas vu », répond Blake. «J’ai vu seulement Franz Richter. »

Le professeur hésite, puis : «Je vais tout vous dire », continue-t-il. « Kowalski est chef d’une bande internationale de contre bancliers. Il m’a invité — c’est son expression – à rapporter en Angleterre un paquet de diamants. Il est important que ce paquet arrive en Angicterre avant samedi. Kowalski promet de bien me payer. Bien entendu, j’ai refusé. Mais, comme vous le savez, je suis réfugié, et ma fille, Elsa, n’a pus’echapper en Angleterre avec moi. Elle se tient cachee. Kowalski affirme qu’il sait où elle est et qu’il va la dénoncer à la police secrète. Je ne sais pas s’il dit la vérité, mais la situation d’Elsa peut être grave. »

Le professeur, pale, ferme les yeux. Blake réfléchit pendant quelques instants.

«Nous ne pouvons rien faire a cette heure », dit-il. «Fer mez votre porte à clef et recouchez-vous. Nous avons vingt-quatre heures. Je vous reverrai demain matin. »

A cet instant Blake entend un bruit léger qui vient du balcon. Il ouvre vivement les volets. C’est McDonald.

« Que faites-vous là ? » lui demande Blake.

« Je prends l’air avant de me coucher », répond l’Écossais. «J’ai la chambre voisine. Il regarde le professeur dun oeil pénétrant. « Le professeur est malade? » demande-t-il. Blake le regarde clans les yeux.

«Le professeur veut se coucher », dit-il. «Et McDonald »,continue-t-il, «un conseil. Mêlez-vous de vos affaires ! »

Blake referme les volets.

Questions:
1 D’où semble venir le bruit que Paul Blake entend?

2 Comment est le professeur quand Blake le trouve?

3 Qui est venu voir le professeur?

4 Qu’est-ce que Kowalski a proposé au professeur?

5 Pourquoi le professeur a-t-il peur?

6 Pourquoi Blake ouvre-t-il les volets?

9. DÎNER AU CHÂTEAU DE CHILLON
Ch9Le lendemain matin c’est le jeudi — le profèsseur ne descend pas à la salle à manger. Blake monte le voir et letrouve encore au lit. Il a l’air très malade.

«Je n’ai pas pu dormir », dit le professeur.
Blake, inquiet, fait venir le médecin.« C’est la fatigue », dit ce dernier. « Le professeur devra garder le lit pendant trois jours et, après, se reposer  pendant un mois. Je lui preparerai un remède. Je reviendrai le voir demain matin. »

« Le professeur ne pourra donc pas rentrer en Angleterre avant trois jours , se dit Blake, « et il ne pourra pas y rapporter les diamants avant samedi, comme le veut Bruno Kowalski. Voilà peut-être la solution de son problème. »

Blake quitte le professeur. Dans le vestibule il rencontre le docteur Villemain. Il lui dit que le professeur est malade et ne pourra pas assister au congrès.

«Il ne pourra donc pas assister au dîner ce soir, non plus? » répond le docteur.
« C’est dommage. Et vous? Est-cc que vous allez y assister? »

« Oui, je pense bien », répond Blake.

«Alors, je vous prends dans ma vieille Peugeot », dit l’autre.
Le congrès finit le vendredi matin. Le dîner, offert au congrès par le canton de Vaud, va avoir lieu au château de Chillon. Naturellement, Blake veut y assister, malgré la maladie de son ami, le professeur. A six heures et demie Paul Blake et le docteur montent dans la vieille Peugeot. Avant le dîner ils font la visite du château avec les autres congressistes. Un guide leur explique les beautés du château. Il n’oublie pas de citer le poème du
poète anglais, Byron. Le dîner est magnifique.

« L’atmosphère est du moyen âge », dit Blake.

Les murs de la vaste salle sont en pierre. Sur chaque table brûlent plusieurs bougies. Devant un énorme feu le chef de cuisine prépare trois porcs.

« Ces vins suisses sont excellents », dit le docteur.

« C’est vrai », dit McDonald, assis près de lui. « Ils vous aident à supporter les discours. »

Après le repas, des musiciens jouent quelques airs suisses. Puis un groupe de petites filles exécutent des danses nationales. Enfin les congressistes peuvent circuler et converser pendant une heure. Vers dix heures le docteur Villernain et Blake remontent dans la Peugeot. Le docteur conduit, comme toujours, avec précaution. Unc autre auto les dépasse. C’est une Renault.

Blake remarque, un peu étonné, que c’est McDonald qui la conduit. Le journaliste est le seul occupant de l’auto. Quel ques instants plus tard une seconde auto, une magnifique Citroën, les dépasse. Elle marche extrêmement vite.
C’est l’homme chauve qui conduit !

« L’imbécile ! » dit laconiquement le docteur.

Un kilomètre plus loin ils trouvent une auto, renversée, au bord de la route. Le docteur arrête la Peugeot.

« C’est la Renault de McDonald ! » s’écrie Blake.

Il ouvre la portière de la Renault et, avec quelque diffi culté, les deux hommes tirent le journaliste de l’intérieur de son auto. Etendu au bord de la route, il ouvre les yeux.

« Où suis-je? » dit-il.
« Ah, oui, je me rappelle. Une auto m’a serré, et m’a forcé à faire une embardée. L’avez-vous remarquée? »

« La seule auto qui nous a dépassés après vous, c’est une magnifique Citroën », dit Blake.

« Et les occupants? » demande le journaliste.

« Il y avait un seul occupant», répond Blake, «un homme chauve. »

« L’homme chauve! » murmure le journaliste entre les dents. « Oui, naturellement. »

Questions:
1 Qu’est-ce que le médecin recommande au professeur de faire?

2 Où le dîner offert par le canton de Vaud a-t-il lieu?

3 Pourquoi Blake et le docteur Villemain vont-ils de bonn heure au château?

4 Qu’est-ce qui donne au dîner une atmosphère du moyen âge?

5 Pourquoi le docteur dit—il « L’imbécile ! ?

6 Comment l’accident d’auto est-il arrivé ?

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