Free songs
Promoting French Culture and Language

Mystère à Montreux – Chapters 6 & 7

6 UN HOMME A L’EAU!

Deux jours se passent sans incident. Le congrès continue. Le professeur se rétablit. Pour les congressistes l’après-midi du troisième jour est libre. Le secrétaire a organisé une visite à l,ausanne par bateau. Le professeur Bratin, toujours fatigué, veut rester à l’hôtel. Blake accompagne les autres.
« Amusez-vous bien ! » lui dit le professeur. Vers une heure et demie Blake, à pied, est en route pour la jetée d’où part le bateau, quand il remarque, à la terrasse d’un café, un jeune homme qu’il connaît. Il s’arrête.
« Pip Wilson! » s’écrie—t—il.

Wilson est membre du C.I.D. à Londres. Que fait-il donc à Montreux? Wilson, affable, lui présente les deux Suisses qui sont à sa table.
« Vous êtes à Montreux pour le congrès ? » demande Wilson. « Moi, j’ai plus de chance que vous. Je suis en vacances. »
« Ah, vous n’êtes pas à Montreux pour affaires? » lui demande Blake.
« Mais non », répond Wilson. « Cependant », ajoute-t-il avec un sourire, « si vous avez besoin dc moi, vous me trouverez à l’hôtel National. »
Blake lui dit « au revoir ». Dix minutes plus tard le voilà à bord du bateau. Il remarque tout de suite Madeleine Mornet assise sur une chaise longue. Elle lui fait signe.
« Parlons de Jacqueline », lui dit-elle avec un sourire. A Lausanne ils Font ensemble la visite de la ville. Ils admirent l’Université. Paul Blake consulte son Guide Bleu : « L’Université occupe le palais de Rumine, bâti dc 1898 à 1904 ».

Montreux6

Sur la promenade de Montbenon ils voient la statue du héros suisse, Guillaume Tell. Puis ils montent voir la belle cathédrale. Enfin ils prennent du thé dans un salon de thé. A 18h.15 le bateau repart pour Montreux. Plusie

urs congressistes veulent prendre cies photographies.
Un groupe se lòrnie contre les bastingages. Le groupe est grand. Les dames s’asseyent. Plusieurs hommes montent derrière elles sur Ia banquette. Au milieu du groupe est le journaliste écossais. Il parle tout le temps pour amuser les autres. L’un après l’autre les congressistes prennent leurs photographies. Franz Richter, le directeur de la traduction simultanée, est en train dc prendre une photographic. Il s’avance vers le groupe pour Farranger. Soudain il glisse et tombe contre ¡‘Écossais, qui perd l’équilibre et disparaît immédiatement par-dessus bord. « Un homme à l’eau ! »

Le bateau marche vite. Blake voit l’Écossais dans l’eau. 11 est évident qu’il ne sait pas nager. Blake n’hésite pas. Il saute par-dessus bord et disparaît sous l’eau. Quand il remonte il voit McDonald, les mains levécs en l’air, à une distance de vingt mètres. Le champion britannique nage rapidement vers McDonald et le prend sous les bras. Vingt minutes plus tard ils sont tous cieux dans unecabine à bord dii bateau. Ils boivent du café bien chaud avec beaucoup dc sucre. L’Écossais remercie Blake.
« Mais », dit—il, « il y a une question qui m’intrigue. Suis—je tombé ou est—ce que j’ai été poussé ? »

 

 

Questions
1 Pourquoi ir professeur ne veut-il pas aller i Lansanne ?
2 Qu’est—ce que Blake est en train de faire quand il rencontre Wilson ?
3 Avec qui Paul Blake passe-t—il l’après—midi ?
4 Où se forme le groupe de congressistes?
5 Comment arrive-t-il que l’Écossais tombe à l’eau?
6 Que fait Blake?

7 UN CONSEIL

Le capitaine du bateau prête de vieux vêtements — un pan talon et un pullover — à Blake et à McDonald. Ils ont l’air comique. Plusieurs collègues veulent prendre leur photogra phic. Cette fois McDonald ne monte pas sur la banquette.
« Un bain par jour est bien assez ! » dit-il. Quand il bateau arrive à Montrcux vers huit hcures et quart — avec trente minutes dc retard — ils prennent un taxi et rentrent à l’hôtel. Ils changent de vêtements et des cendent diner.
Le repas est gai. Vers la fin du dîner le docteur Villemain se lève et lait un petit discours où il felicite McDonald de sa bonne chance et Blake de son courage. Franz Richter porte un toast en l’honneur des deux Britanniques.
« Je leur demande pardon de les avoir exposés au danger >>, finit—il. McDonald répond.
« Tout est bien qui finit bien », dit-il. Et puis, l’incident me fournira un excellent article. » Ils prennent le café au salon du bar. Après une heure de conversation Blake monte à sa chambre. Il est perplexe.

Montreux7Maigré l’atmosphère de cordialité il a cru saisir plusieurs fois dans les observations de McDonald un grain d’ironie. Blake est Íatigué, mais il sait qu’il ne pourra pas s’endormir tout de suite. La nuit est chaude. Malgré le bain qu’il a dû prendre dans le lac Léman il décide de prendre une douche avant de se coucher.
Il est sous la douche quand il entend quelqu’un frapper à la porte de sa chambre. Il écoute. Il entend la porte extérieure s’ouvrir. Un instant plus tard il entend s’ouvrir aussi la porte intérieure. Puis elle se referme. Qui est—ce ?
L’heure est avancée. Blake prend une serviette et se sèche. Il s’enveloppe dans sa robe de chambre et ouvre avec précaution la porte intérieure.
« Ah, vous voilà, Blake ! » C’est l’Ëcossais, assis dans un fauteuil et en train dc fumer un énorme cigare.
« Qu’est-ce que vous voulez à cette heure? » demande Blake.
« D’abord », répond McDonald, « je veux vous remercie encore une fois. Vous m’avez sauvé la vie. Je ne l’oublierai pas. Je crois meme qn ils ont voulu m’assassiner. »
« Ils? » demande Blake. « Qui ? »
«Je ne peux pas vous le dire », répond le journaliste.
« Mais permettez-moi de vous donner im conseil. Croyez-moi, Blake, ces hommes sont dangereux. Vous êtes intelligent mais vous ne comprenez pas ce que vous faites. Vous êtes trop curieux. Occupez-vous de votre congrès. Travaillez bien. Mangez bien. Dormez bien. »

Il se lève et va à la porte. Blake le suit cies yeux. A la porte l’Ëcossais s’arrête, se retourne et dit d’une voix intense :« Et mêlez-vous dc vos affàires ! »

 

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.