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Mystère à Montreux – Chapters 10-12

10 DORMEZ BIEN

Montreux10Blake et le docteur aident le journaliste à monter dans la Peugeot. A l’hôtel I’Ecossais ne leur permet pas de faire venir un médecin. Cependant ils sont obligés (le telephone à la police. Après, ils accompagnent le journaliste à sa chambre.

« Je n’ai rien de grave », leur assure—t—il. «  Et j’ai beaucoup à faire. Je vous remercie, messieurs. Maintenant je vous prie de me quitter. Si la police vient, dites que je ferai un rapport demain. »

Blake et le docteur quittent la chambre. Blake referme la porte. Il entend le journaliste qui est déjà en train de teléphoner.

Dans le vestibule un agent attend les deux hommes. Quand l’interrogatoire est terminé Blake et le docteur Villemain s’asseyent au salon du bar. « Qu’est-ce que vous prenez ? » demande le docteur.

« Du café, s’il vous plaît. »

Le docteur commande deux cafés. Pendant que la serveuse les prépare les deux hommes causent un peu. Ils sont les seuls occupants du salon. Blake est assis, le dos tourney au comptoir, et il ne voit donc pas la serveuse. Cependant, suspendu sur le mur d’en face est un grand miroir. Dans ce miroir Blake suit, sans y penser, tous les mouvements de la serveuse. Elle remplit deux tasses et les pese sur le comptoir pendant qu’elle cherche un plateau.

A cet instant le liftier apparaît derrière clic. Il lui dit quelque chose à l’oreille, lui met quelque chose dans la main et lance vers Blake un regard signifìcatif La serveuse hésite, puis met l’objet dans une des tasses. Un narcotique ? Est-ce que le docteur voit cc qui se passe ? En tout cas, il ne dit rien.

Blake continue à parler au docteur et à suivre tous les mouvements de la serveuse. Quand elle arrive à la table c’est à lui, Blake, qu’elle donne le café narcotisé ! Bien entendu, Blake ne veut pas le boire. Il Continue à discuter et attend le bon moment. La servetise sort du salon.

Blake prend sa tasse. « Je trouve ce tableau admirable », dit—il. Il indique un tableau suspendu au mur à côté du docteur. Ce dernier tourne automatiquement la tête pour bien voir le tableau.

Blake vide sa tasse clans le vase de roses placé sur la tabledevant lui et porte la tasse à ses lèvres. L’autre n’a rienremarqué. Au bout de cinq minutes Blake se lève. Il regarde sa montre. Onze heures et demie.

« Que je suis fatigué ! » dit—il.

« Moi aussi *, répond le docteur avec un sourire. Ils se quittent dans le vestibule.

« Dormez bien », dit le docteur à Blake. Quand Blake sort de l’ascenseur

« Dormez bien, monsieur , lui dit le liftier.

Trois minutes plus tard Blake est au lit. « Qu’est—ce qui va se passer? » se demande—t—il. « Pourquoi ont—ils essayé de m’administrer un narcotique ? Qu’est—ce que je dois faire ? Si je me lève et sors de ma chambre ils

verront que leur narcotique n’a pas opéré. Hum ! j’attendrai. J’attendrai une heure. »

Mais au bout de trente minutes, voici la porte quiS’ouvre. Un homme entre dans la chambre, Une torche électrique à la main. A la lumière de sa torche il étudie Blake pour voir s’il est endormi. Rassuré, il va à l’armoire, prend un veston et sort dc la chambre. Blake se lève vite, ouvre la porte et voit l’homme qui disparaît au bout. du corridor. C’est le liftier. Blake s’assied sur son lit. « Administrer un narcotique seulement pour venir prendre un veston », réfléchit—il. « Cela n’a pas de sens ! »

Questions 

1. fait le journaliste quand Blake et le docteur le quittent?

2. Où le docteur et Blake prennent—ils leur café?

3. Comment Blake peut-il suivre les mouvements de la serveuse

4. Que Fait le liftier?

5. Qu’est-ce que Blake fait du cafe qui est dans sa tasse?

6. Pourquoi Blake decide-t-il d’attendre une heure ?

 

11 UN VESTON VOLE

Montreux11Blake ne peut pas s’endormir. Demain il ira consulter son ami Wilson. Pour le moment, il cherce lui-meme la solution de l’énigme. Il prend une feuille de papier et fait tirer liste de tous les incidents curieux :

1 L’homme Chauve au restaurant et à la gare près de Montreux (explication fournie par le professeur)

2 La Voix mystérieuse au télé1phone (L’homme chauve ? Très possible)

3 Madeleine Mornet (1ui connaît sa fiancée et qui connaît aussi le journaliste écossais

4 Le journaliste écossais à l’eau (Accident? Ou est-ce que Franz Richter l’a poussé—mais pourquoi ?)

5 Le journaliste qui parle bien le français quand il le veut

6 Le journaliste qui lui donne un conseil

7 Le journaliste (lui écoute (?) derrière les volets

8 Le journaliste dans un accident provoqué par l’homme chauve

9 Le liftier et le café narcotisé. Est-ce que le docteur Villemain a compris ce qui s’est passé ?

10 Le liftier et le veston volé

Blake passe en revue tous ces détails et en tire la conclusion suivante : sont criminels, l’homme chauve, le liftier, la serveuse. Mais
(a) Sont-ils membres de la même bande ?

(b) Y a—t—il d’autres membres ? Quels sont—ils ?

Blake regarde sa montre. Trois heures. Encore trois ou quatre heures à attendre. Pourra—t—il s’endormir ?

Tac !

C’est la porte extérieure de sa chambre qui s’ouvre. Vite, Blake coupe l’électricité et se recouche. II entend la porte intérieure qui s’ouvre. Une lampe électrique à la main,un homme s’approche de son lit pour voir si Blake dort encore. Puis il va à l’armoire et y replace le veston ! Quand la porte se referme, Blake retrouve le veston et l’examine. Oui, c’est bien son veston. On ne l’a donc pas volé. On l’a tout simplement emprunté !

* * * *

Le lendemain, après le petit déjeuner, Blake téléphone à Wilson il lui dit seulement qu’il veut le consulter.

«Je vous attends », répond Wilson. « Venez tout de suite Nous tiendrons conférence.

Wilson reçoit Blake dans sa chambre à l’hôtel National il lui présente deux collègues suisses. Blake est étonné de voir arriver McDonald et Madeleine Mornet.

« Vous connaissez dejà Madeleine et Mac », lui dit Wilson, avec un sourire. « Madeleine travaille pour la Sûrete française. Mac est du C.I.D). Maintenant, qu’est—ce que vous avez à nous dire ?

Blake leur explique tout. Il finit par leur raconter I’incident du cafe narcotisé et (du veston, emprunté et rapport pendant la nuit.

« C’est cc même veston que  portez maintenant ?>> demande McDonald M. Blake répond que oui.

« Permettez , dit Wilson, et il commence à examiner le veston. « Hum ! » Il tape Blake sur l’épaule. « Vous porte toujours des diamants dans les épaulettes ? » demande—t—il.

« On a pris votre veston pour y cacher les diamants. Leur plan est simple.  Vous passerez par la douane et quand vous serez en Angleterre on reprendra le veston. Voilà. »

Il continue. « C’est simple, et c’est intelligent. Mais, si nous jouons bien notre jeu, nous prendrons tout la bande. Voici ce que je propose Bruno Kowaiski veut absolument que ces diamants arrivent en Angleterre aujourd’hui. Eh bien, Blake, au déjeuner dans la salle à manger vous annoncerez que vous avez changé de dessein, que vous n’allez pas rentrer directement en Angleterre. mais que vous allez prendre l’avion de l’après—midi pour aller en Allemagne.

Bien entendu, ils ne vous permettront  pas de partir sans essayer dc reprendre le veston. Il y aura du danger pour vous, mais nous serons tous là pour intervenir au bon moment
. Vous consentez à ce plan ? Bon ! Eh bien, maintenant, allez au congrès. Nous vous reverrons au déjeuner. »

Questions

1 Que fait Blake pour s’aider à trouver la solution de l’énigme ?

2 Que fait l’homme qui entre dans la chambre de Blake, une torche à la main ?

3 Quelle surprise attend Blake à l’hôtel National ?

4 Où les diamants sont—ils cachés ?

5 Pourquoi a—t—on caché les diamants de cette fàçon

6 Qu’est—ce que Blake va annoncer au déjeuner ?

12 DANS LE SAC

Montreux12Blake descend dans l’ascenseur avec  McDonald. « Eli bien, Blake », dit ce dernier, <<je pars demain pour L’Italie. Encore du travail. Et vous, mon ami, ce soir vous serez en Angleterre. Je  vous envie. »

« Mais non », répond Blake, «je prends l’avion de l’après—midi pour aller en Allemiagne. je vais à Heilderberg. »

Ils sortent de l’ascenseur et remarquent que le liftier se dirige rapidement vers le bureau. McDonald prend Blake familièrement par le bras.

Ils entrent dans la salle à manger.

« Wilson n’est pas encore là ? » demande Blake.

« Si, il est là. Nous avons une douzaine d’hommes bien cachés. Nous sommes prêts, croyez-moi. »

Ils s’asseyent à la même table où est assis le docteur Villemain. Le garçon arrive.

« Messieurs », dit McDonald, « c’est notre dernier repas ensemble. Nous allons célébrer cela. Garçon, apportez du champagne. »

« Moi », continue—t—il, « je pars demain pour l’Italie, et notre ami Blake sera cc soir en Allemagne. »

« Vous partez pour l’Allemagne, monsieur Blake ? » demande le docteur Villemain. « Vous avez donc changé de dessein ? »

« Oui », répond Blake. « On m’invite à visiter I’ Université d’Heidelberg. je prends l’avion cette après—midi. »

Le repas continue. Quand le champagne arrive McDonald porte un premier toast à la ville de Montreux, un second à l’Italie et un troisième à l’Université d’Heidelberg. Il fait un discours sur les beautés de la ville ðd’Heidelberg « où notre ami Blake sera ce soir ».

Quand McDonald porte ses toasts tout le monde écoute d’un air amusé. Vers la fin du repas le garçon apporte un message pour Blake.

« On vous demande au téléphone », dit—il. « Longue distance. »

Blake s’excuse. Il sort de la salle à manger et se dirige vers la cabine téléphonique que lui indique le garçon. Il n’y arrive pas. Un sac jeté sur sa tête ne lui permet d’offrir aucune résistance. Dese mains le saisissent par les épaules, par les bras, par les pieds.

Sa captivité semble durer longtemps. En réalité elle dure trente secondes. Les hommes qui l’ont saisi sont en train de le transporter vers une auto qui attend devant l’hôtel. Alors surgissent une douzaine de policiers qui, sous la direction de Wilson et de McDonald, saisissent les assaillants de Blake et le liberent. D’auutres policiers ont déjà pris le liftier et la serveuse.

« Et Bruno Kowalski ? » demande Blake à Wilson.

« Nous sommes en train de le chercher dans toutes les chambres », repond Wilson. « Nous savons qu’il est là. »

A Cet instant le professeur Bratin, en robe de chambre, arrive, agité, dans l’escalier.

« Ma fille, ma pauvre Elsa !  s’écrie—t—il. « Kowalski m’a quitté il y a une minute seulement. Il me menace encore de dénoncer ma fille. »

Un policier arrive. « Nous avons cherché partout », dit—il. « Il n’est pas là. » Wilson et McDonald ont l’air inquiet.

« Attendez », dit Madeleine Mornet, qui se tient tout prés de Wilson. Elle se dirige vers Franz Richter. Ce dernier, immobile au pied de l’escalier, regarde d’un air calme tout ce qui se passe dans le vestibule.

Permettez, monsieur Richer », lui dit—elle.

D’un geste rapide, elle saisit les cheveux argentés de Franz Richter et laisse voir la tète chauve de Bruno Kowalski. Le criminel, démasqué, lance une imprécation. Deux policiers le saisissent.

« Nous vous soupçonnons depuis quelque temps d’activités criminelles », lui dit Madeleine. « Mais c’est ce matin seulement que j’ai remarqué votre perruque mal ajustée. » Elle se tourne vers le proftsseur.

« Et vous, professeur », dit elle avec un sourire charmant, « vous pouvez être tranquille. Nous avons appris ce matin de Londres que votre fille est arrivée, en sûreté, en Angleterre. »

 

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